La crise reste particulièrement vive au Moyen-Orient, sur fond d’intensification des violences et de multiplication des frappes entre plusieurs acteurs régionaux, malgré les appels répétés à la désescalade.
Ce mercredi 3 juin 2026, les Gardiens de la Révolution iraniens ont revendiqué des attaques contre des installations situées au Koweït et à Bahreïn. Téhéran présente ces opérations comme une réponse à des actions américaines visant un pétrolier iranien ainsi que l’île de Qeshm.
Selon les autorités koweïtiennes, une attaque de drones a ciblé l’aéroport international, faisant au moins un mort et 63 blessés. Le trafic aérien, suspendu pendant plusieurs heures, a repris partiellement après une première évaluation des dégâts.
De son côté, l’Iran affirme avoir visé la base aérienne d’Ali al-Salem au Koweït ainsi que le quartier général de la Cinquième flotte américaine à Bahreïn. L’armée américaine indique pour sa part avoir intercepté plusieurs missiles et drones dans la région du Golfe, limitant l’impact des attaques.
La situation évolue également sur le plan diplomatique. Le président américain Donald Trump s’est dit ouvert à une rencontre avec les autorités iraniennes, évoquant la possibilité d’un dialogue direct avec Téhéran afin de favoriser une désescalade et de relancer les discussions entre les deux pays.
Parallèlement, la situation sécuritaire reste préoccupante entre Israël et le Hezbollah. L’armée israélienne affirme avoir intercepté plusieurs tirs et un drone en provenance du Liban, tandis que des frappes dans le sud libanais ont fait plusieurs victimes, dont des secouristes et des militaires blessés.
Face à cette instabilité régionale persistante, Israël a annoncé un plan d’investissement de plus de 4,5 milliards de dollars destiné à renforcer la sécurité et le développement du nord du pays, régulièrement ciblé par les attaques du Hezbollah