Les manifestations anti-immigration se poursuivent en Afrique du Sud, malgré les annonces du président Cyril Ramaphosa visant à renforcer la lutte contre l’immigration clandestine et les violences xénophobes.
Lundi 8 juin, plusieurs dizaines de manifestants ont défilé dans un township en périphérie de Johannesburg, tandis que d’autres rassemblements ont été signalés dans les provinces du Cap-Occidental et du Limpopo. Les protestataires réclament une application plus stricte des lois sur l’immigration et davantage d’expulsions de personnes en situation irrégulière.
Ces mobilisations interviennent au lendemain des engagements du chef de l’État sud-africain, qui a annoncé la création de tribunaux spécialisés pour accélérer les procédures d’expulsion, ainsi que le renforcement des sanctions contre les employeurs en infraction.
Sur le terrain, la tension reste vive. Des groupes de civils, parfois organisés en milices, sont accusés de harceler des migrants et de viser des commerces tenus par des étrangers, y compris en situation régulière. Plusieurs organisations dénoncent une escalade préoccupante des actes xénophobes.
Dans ce contexte, le président sud-africain tente de maintenir un équilibre délicat entre une opinion publique favorable à un durcissement de la politique migratoire et la nécessité de protéger les droits des étrangers vivant dans le pays.
L’Afrique du Sud, première économie du continent, accueille plus de trois millions de migrants, tandis que le chômage élevé continue d’alimenter les tensions sociales autour de la question migratoire