Le cas de Thomas Partey illustre l’une des particularités de la Coupe du monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Alors que le milieu de terrain ghanéen a été autorisé à entrer sur le territoire américain, le Canada a refusé de lui délivrer un visa.
La FIFA a confirmé vendredi que le joueur de 32 ans ne pourra pas se rendre au Canada pour disputer le premier match du Ghana face au Panama. Les autorités canadiennes n’ont pas détaillé les raisons de cette décision, invoquant la confidentialité des dossiers individuels.Cette situation contraste avec celle des États-Unis.
Les services américains de l’immigration ont indiqué avoir autorisé l’entrée de Thomas Partey sur leur territoire, malgré la procédure judiciaire en cours au Royaume-Uni. L’ancien joueur d’Arsenal, aujourd’hui à Villarreal, est accusé de plusieurs viols et d’une agression sexuelle présumés. Il a plaidé non coupable et doit être jugé en 2027.
La différence de traitement s’explique par les politiques migratoires propres à chaque pays hôte. Dans une Coupe du monde répartie sur trois États souverains, chaque gouvernement conserve le pouvoir de décider qui peut franchir ses frontières, indépendamment des accréditations délivrées par la FIFA.
Pour le Ghana, les conséquences sont immédiates. Thomas Partey devrait manquer l’entrée en lice des Black Stars contre le Panama le 17 juin prochain, mais pourrait participer aux rencontres suivantes face à l’Angleterre et à la Croatie, programmées aux États-Unis.