Le Bénin poursuit sa politique de rapprochement avec les descendants de la diaspora africaine. Le test ADN ne figurera plus parmi les critères exigés dans le cadre de la procédure d’obtention de la nationalité béninoise pour les Afro-descendants.
L’annonce a été faite par Claudy Siar, chargé de mission du président Romuald Wadagni à la culture, aux médias et à la visibilité du Bénin.
Cette évolution s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi n°2024-31 du 2 septembre 2024, qui reconnaît le droit au retour et à la citoyenneté aux descendants des Africains subsahariens déportés lors de la traite négrière transatlantique. À travers ce dispositif, les autorités béninoises entendent favoriser la reconnexion historique, culturelle et citoyenne avec les communautés afro-descendantes à travers le monde.
Jusqu’à présent, le test ADN constituait l’un des moyens permettant d’établir l’afro-descendance des demandeurs. Toutefois, cette exigence suscitait des réserves en raison de son coût, de sa complexité et des difficultés d’accès aux structures habilitées à le réaliser. Sa suppression vise ainsi à rendre la procédure plus accessible à un plus grand nombre de candidats.
Désormais, les demandeurs pourront notamment s’appuyer sur des documents d’état civil, des archives historiques, des recherches généalogiques, des témoignages authentifiés ou tout autre élément de preuve permettant d’établir un lien avec les populations africaines victimes de la traite négrière.
En supprimant l’exigence du test ADN, le Bénin entend lever un obstacle important et renforcer l’attractivité d’une initiative considérée comme l’une des plus ambitieuses en matière de droit au retour sur le continent africain.