La cour d’appel de Paris a ordonné lundi la remise en liberté de Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, après vingt jours de détention dans le cadre de l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Il reste placé sous contrôle judiciaire, avec des restrictions strictes concernant ses contacts et ses déplacements.
S’adressant à la cour par vidéoconférence, Sarkozy a décrit ses 20 jours de prison comme « très difficiles », tout en rendant hommage au personnel pénitentiaire, qu’il a qualifié d’ayant fait preuve d’une « humanité exceptionnelle ». Selon le magazine Le Point, il aurait limité son alimentation à des yaourts, craignant que d’autres détenus ne contaminent sa nourriture.
La décision judiciaire précise que l’ex-président ne pourra pas quitter la France et n’aura pas le droit de contacter les personnes impliquées dans son affaire, ni le ministre de la Justice Gérald Darmanin, qui avait suscité l’attention médiatique en lui rendant visite en prison en octobre, selon BFMTV.
Cette remise en liberté intervient alors que Sarkozy prépare son appel, dans un contexte judiciaire et politique particulièrement suivi par l’opinion publique française.