Les négociations autour du plan de paix américain pour Gaza, surnommé le « plan Trump », restent compliquées, malgré les efforts diplomatiques intenses à plusieurs niveaux. L’objectif : mettre en place une force internationale de stabilisation et préparer un gouvernement de transition palestinien capable de superviser la reconstruction après deux ans de conflit.
Hier, Jared Kushner, gendre et émissaire du président Donald Trump, s’est entretenu à Jérusalem avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. Cette rencontre vise à avancer sur la seconde phase du cessez-le-feu, après la libération de la quasi-totalité des otages détenus par le Hamas. Washington souhaite notamment que cette phase inclue le désarmement du Hamas, le retrait des forces israéliennes et le déploiement imminent d’une force internationale, composée de soldats arabes ou musulmans, avec un mandat du Conseil de sécurité de l’ONU jusqu’en 2027.
Dans le même temps, sept pays musulmans réunis à Istanbul et huit formations politiques palestiniennes au Caire, dont le Hamas et le Fatah, insistent : « Les Palestiniens doivent gouverner les Palestiniens », refusant toute tutelle extérieure. Cette position risque de compliquer la mise en place d’un gouvernement gazaoui accepté par tous.
Par ailleurs, certains pays, comme les Émirats arabes unis, ont averti qu’ils n’enverraient pas de troupes sans un cadre clair de l’ONU, tout en restant fortement engagés dans l’aide humanitaire. Depuis le début du conflit, Abou Dhabi a fourni 2,57 milliards de dollars d’aide à Gaza.
Alors que la reconstruction, le désarmement et la trêve restent au cœur des négociations, le plan Trump peine à se concrétiser, et le rôle de Jared Kushner comme médiateur est devenu central pour éviter un nouveau blocage diplomatique