Une vive polémique oppose le président américain Donald Trump au chef de l’Église catholique, le pape Léon XIV, après des déclarations particulièrement critiques publiées sur le réseau Truth Social.
Dans un message largement relayé, Donald Trump affirme notamment que « si je n’étais pas à la Maison-Blanche, Léon ne serait pas au Vatican », appelant le souverain pontife à « se ressaisir », à « faire preuve de bon sens » et à « cesser de flatter la gauche radicale ». Le président américain l’exhorte également à « se concentrer sur le fait d’être un grand pape, et non un politicien ».
Le dirigeant américain va plus loin, accusant le pape d’être « très laxiste face à la criminalité » et estimant qu’il « n’y a pas lieu de s’excuser », tout en réaffirmant que les États-Unis défendent « la loi et l’ordre ».
En réponse, le pape Léon XIV a déclaré à l’agence Reuters qu’il entendait poursuivre ses prises de parole en faveur de la paix, tout en refusant d’entrer dans une confrontation directe avec le président américain. Il a estimé que le message chrétien était « détourné », soulignant une divergence de fond sur les enjeux de guerre et de diplomatie internationale.
La polémique a rapidement suscité des réactions en Europe. La Première ministre italienne Giorgia Meloni a qualifié les critiques de Donald Trump d’« inacceptables », rappelant que « le pape est le chef de l’Église catholique » et qu’il est « normal qu’il invoque la paix et condamne toute forme de guerre ».