Interpellé en Afrique du Sud, Kemi Seba fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par le Bénin, qui ouvre la voie à une possible extradition.
L’activiste panafricaniste béninois Kemi Seba a été interpellé le mercredi 15 avril 2026 en Afrique du Sud, selon des informations relayées sur les réseaux sociaux et via Telegram, sans confirmation officielle des autorités à ce stade. Les circonstances exactes de cette arrestation restent inconnues.
Le 12 décembre 2025, la justice du Bénin avait émis un mandat d’arrêt international contre l’activiste, poursuivi pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État et incitation à la rébellion ».
Ces poursuites font suite à une déclaration publique diffusée quelques jours plus tôt, dans laquelle il avait réagi à une annonce évoquant une tentative de renversement du président Patrice Talon, information par la suite démentie par les autorités béninoises.
Sur le plan juridique, l’existence de ce mandat international ouvre la voie à une possible procédure d’extradition vers le Bénin. Toutefois, une telle procédure reste encadrée par le droit sud-africain et les engagements internationaux de l’Afrique du Sud.
Les juridictions locales devront notamment examiner la validité de la demande, ainsi que le respect des garanties liées aux droits fondamentaux.
Au-delà de l’aspect judiciaire, cette affaire revêt une dimension politique non négligeable.
Dans l’attente de réactions officielles, cette interpellation pourrait rapidement évoluer vers un dossier diplomatique entre le Bénin et l’Afrique du Sud, notamment si une demande formelle d’extradition est introduite dans les prochains jours.