Le Cameroun est confronté à une vaste exploitation illégale de l’or impliquant près de 200 sociétés, selon le ministère des Mines qui a rendu publique la situation le 13 mai 2026 à la suite de descentes menées sur le terrain dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua.
D’après les autorités, environ 95 % de ces entreprises seraient étrangères, avec une présence notable d’opérateurs chinois, américains, canadiens et soudanais. Ces structures sont accusées d’exercer en violation de la réglementation minière en vigueur et de contribuer à d’importants dommages environnementaux.
Face à cette situation, le ministre des Mines, Fuh Calistus Gentry, a ordonné l’arrêt immédiat des activités illégales ainsi que le démantèlement de toutes les installations de traitement et unités connexes. Une liste des opérateurs non conformes a également été publiée par les autorités.
Cette opération intervient dans un contexte de critiques croissantes sur la gestion du secteur aurifère, marqué par des accusations récurrentes de trafic et d’exploitation anarchique des ressources.
Des organisations de la société civile estiment toutefois que l’ampleur du phénomène pourrait être sous-évaluée, certains évoquant un nombre encore plus élevé d’entreprises opérant en dehors du cadre légal.
Le Cameroun, qui mise sur ses richesses minières pour soutenir son développement économique, reste confronté à des défis importants en matière de contrôle, de transparence et de gouvernance dans le secteur extractif