Après plus de deux décennies de frustrations, Arsenal retrouve enfin le sommet du football anglais. Le club londonien a été sacré champion d’Angleterre mardi, profitant du faux pas de Manchester City pour valider un titre historique, le premier depuis 2004.
À peine le match nul de Manchester City entériné, des milliers de supporters ont envahi les rues du nord de Londres. Autour de l’Emirates Stadium, chants, fumigènes et klaxons ont accompagné une célébration spontanée, symbole d’une attente longue de 22 ans.
Les Gunners, qui n’avaient plus remporté le championnat depuis l’époque des « Invincibles » dirigés par Arsène Wenger, avec Thierry Henry ou encore Patrick Vieira, renouent avec leur glorieux passé.
La réussite du projet Arteta
Ce sacre consacre le travail de l’entraîneur Mikel Arteta, arrivé en 2019 pour reconstruire une équipe en perte de vitesse. Longtemps critiqué, le technicien espagnol a su imposer une discipline tactique et bâtir un collectif solide.
Face à son mentor Pep Guardiola, Arteta a finalement pris le dessus, au terme d’une saison marquée par la régularité d’Arsenal. Avec 82 points à une journée de la fin, les Londoniens sont désormais hors de portée.
Déjà assurés du titre, les Gunners aborderont leur dernier match sans pression avant un rendez-vous majeur : la finale de la Ligue des champions face au Paris Saint-Germain, prévue le 30 mai à Budapest.En attendant, dans les rues d’Islington, la fête se poursuit.
Le nord de Londres, teinté de rouge, célèbre le retour au sommet d’un club qui n’avait jamais cessé d’y croire.