La gestion de la nouvelle flambée d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) créé une montée de fièvre entre Washington et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les États-Unis accusent l’institution internationale d’avoir tardé à identifier l’épidémie.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a estimé que l’Organisation mondiale de la santé avait « un peu tardé » à détecter l’épidémie en cours dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Une déclaration qui intervient dans un contexte de relations déjà dégradées entre Washington et l’agence onusienne, après le retrait des États-Unis décidé sous la présidence de Donald Trump.
Malgré ces critiques, les autorités américaines affirment vouloir travailler de concert avec les acteurs internationaux. La réponse devrait notamment s’appuyer sur les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), en coordination avec l’OMS, pour contenir la propagation du virus.Face à l’urgence sanitaire, Washington a débloqué une aide de 13 millions de dollars destinée à financer des opérations d’intervention immédiate.
Les États-Unis envisagent également l’ouverture d’une cinquantaine de cliniques en RDC pour améliorer la prise en charge des patients.Cette mobilisation intervient alors que l’épidémie, la 17e recensée dans le pays depuis 1976, progresse dans la province de l’Ituri. Selon les derniers bilans, plusieurs centaines de cas suspects et des dizaines de décès ont été enregistrés.
Un risque régional élevé
L’OMS a élevé le niveau d’alerte en déclarant une « urgence de santé publique de portée internationale ». L’organisation craint une propagation au-delà des frontières, notamment vers l’Ouganda et le Soudan du Sud, en raison de la forte mobilité des populations.
Des cas ont déjà été confirmés à Kampala, après des déplacements depuis la RDC. Face à ce risque, l’OMS appelle à un renforcement de la surveillance, du traçage des contacts et de la coordination entre les pays voisins