La guerre au Moyen-Orient entre les États-Unis et l’Iran pèse de plus en plus sur l’économie américaine, en particulier sur le budget des ménages. Selon une étude de l’université Brown, les foyers ont déjà dépensé plus de 41 milliards de dollars supplémentaires en carburant depuis le début du conflit, soit une hausse moyenne de 316 dollars par ménage.
Cette situation s’explique par la flambée des cours du pétrole. Le baril de Brent a bondi de plus de 50 %, entraînant une augmentation significative des prix à la pompe. Le gallon d’essence dépasse désormais les 4,5 dollars en moyenne, contre moins de 3 dollars avant le déclenchement des hostilités.
Au-delà des automobilistes, c’est toute l’économie qui subit les effets de cette hausse. Le renchérissement du carburant se répercute sur les coûts de transport, impactant les prix des produits alimentaires, des billets d’avion et de nombreux biens de consommation.
Face à la pression, l’administration de Donald Trump a tenté d’atténuer les effets de cette inflation en puisant dans les réserves stratégiques de pétrole et en envisageant la suspension des taxes fédérales sur l’essence et le diesel. Des mesures qui peinent toutefois à convaincre une opinion publique de plus en plus critique.
À l’approche des élections de mi-mandat, la hausse du coût de la vie s’impose comme un enjeu sensible. Malgré cela, le président américain maintient sa position, affirmant que l’augmentation des prix ne l’incitera pas à mettre fin au conflit.