La Cour pénale internationale (CPI) examine depuis ce mardi le dossier de Khalid Mohamed Ali el-Hishri, ancien chef de la prison de Mitiga en Libye, poursuivi pour crimes contre l’humanité.
Le procureur dispose de trois jours pour convaincre les juges de le renvoyer en procès.Selon l’accusation, l’établissement a été le théâtre d’un « système institutionnalisé de violences » entre 2014 et 2020. Des milliers de migrants y auraient subi tortures, viols, violences sexuelles et actes d’esclavage.
Le suspect est notamment accusé d’avoir exercé un contrôle brutal sur le quartier des femmes, participant lui-même à des sévices.
Au total, 54 victimes prennent part à la procédure. Certaines, aujourd’hui réfugiées en Europe, ont fait le déplacement à La Haye pour suivre l’audience.
Elles espèrent la reconnaissance des exactions subies en Libye et un gain cause dans la quête de justice pour les migrants.