L’Iran hausse le ton face aux États-Unis et menace d’élargir le conflit en cas d’escalade militaire
Entre Téhéran et Washington la bagare continue. Mardi 19 mai, l’armée iranienne a averti qu’elle pourrait « ouvrir de nouveaux fronts » si les États-Unis lançaient une nouvelle offensive contre la République islamique.
Cette déclaration intervient au lendemain de l’annonce de Donald Trump, qui affirme avoir suspendu une attaque imminente, évoquant des chances « sérieuses » de parvenir à un accord diplomatique.
Selon le président américain, des pays du Golfe comme le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis plaident pour une solution négociée.Mais côté iranien, le ton reste ferme.
Le porte-parole de l’armée a prévenu que toute « nouvelle agression » entraînerait une riposte élargie, dans un contexte déjà marqué par un fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, après plusieurs semaines de frappes.
Au cœur des tensions : le programme nucléaire iranien. Les discussions engagées entre les deux pays peinent à avancer. Téhéran exige notamment la levée des sanctions économiques et le déblocage de ses avoirs gelés, tandis que Washington réclame des garanties strictes pour empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire.
Dans la région, les inquiétudes persistent, notamment autour du détroit stratégique d’Ormuz, où la circulation maritime reste perturbée. Si les marchés pétroliers ont légèrement réagi à l’optimisme affiché par Washington, le risque d’escalade demeure élevé.
Les médiations diplomatiques se poursuivent, mais tous les acteurs s’accordent sur un point : le temps et la confiance restent les principaux obstacles à une désescalade durable.