Au Sénégal, la convocation de deux députés du Pastef par la section de recherches de la gendarmerie nationale suscite de vives réactions. Guy Marius Sagna et Cheikh Bara Ndiaye doivent être entendus à partir du 1er juin 2026.Les motifs précis de ces convocations n’ont pas été rendus publics.
Dans un communiqué, le Pastef a dénoncé une possible « instrumentalisation de la justice à des fins d’intimidations politiques ». Une inquiétude partagée par Amnesty International Sénégal, qui évoque des poursuites pouvant être liées à la liberté d’expression.
Le cas de Cheikh Bara Ndiaye intervient après des déclarations controversées à la télévision, où il accusait l’ex-ministre des Finances Cheikh Diba de détenir « des centaines de milliards de francs CFA » sur un compte personnel. De son côté, Guy Marius Sagna est visé pour ses prises de position sur les réseaux sociaux.
L’élu a récemment critiqué la nomination du nouveau Premier ministre et dénoncé un « braquage électoral », dans un climat déjà fragilisé par le limogeage d’Ousmane Sonko le 22 mai.Alors que le pays attend toujours la formation d’un nouveau gouvernement, ces convocations interviennent dans une séquence politique delicate qui nourrit des remous.