Le refoulement d’Alice Froussard par les autorités israéliennes relance les inquiétudes sur la liberté d’informer dans les territoires palestiniens. Reporters sans frontières dénonce une décision « injustifiable » et alerte sur un durcissement de l’accès à la région.
Refusée d’entrée sur le territoire israélien le 10 juin, malgré des documents en règle, la journaliste française Alice Froussard a été retenue plusieurs heures à l’aéroport Ben-Gourion avant d’être expulsée. Une mesure vivement critiquée par Reporters sans frontières (RSF), qui y voit un signal préoccupant envoyé aux médias étrangers.
Au-delà de ce cas, l’ONG évoque une tendance plus large à la limitation de l’accès des journalistes internationaux, notamment en Cisjordanie, alors que la bande de Gaza reste largement fermée à la presse étrangère depuis près de trois ans.
RSF met en garde contre un possible « verrouillage informationnel » dans la région, dans un contexte où les journalistes palestiniens font déjà face à des pressions, des violences et des restrictions accrues.
Cette affaire envenime la crise diplomatique entre les deux pays, certains responsables israéliens ayant suggéré un lien avec des décisions récentes prises par la France. Une situation qui soulève la question sensible de l’indépendance des journalistes face aux enjeux politiques.