Le Kenya poursuit ses discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) pour surmonter les obstacles qui retardent l’obtention d’un nouveau programme de soutien. Le pays avait officiellement demandé ce programme après l’expiration de son accord précédent de 3,6 milliards de dollars en avril.
Le ministre des Finances, John Mbadi, a expliqué que les négociations portent principalement sur la classification des prêts titrisés utilisés pour financer les infrastructures. Le Kenya estime que ces prêts, émis via des entités spéciales et garantis par certaines recettes, ne constituent pas de dette souveraine, alors que le FMI les considère comme telle. « Quoi qu’il en soit, nous nous mettrons d’accord », a affirmé M. Mbadi.
Ce mois-ci, le gouvernement prévoit d’émettre une obligation titrisée de 175 milliards de shillings (1,36 milliard de dollars) pour la construction de routes, garantie par une taxe sur le carburant. Des fonds supplémentaires seront levés pour l’extension de l’aéroport de Nairobi et une ligne ferroviaire stratégique vers l’Ouganda. Malgré l’importance de ce financement, le ministre a précisé que le programme du FMI n’est pas encore intégré au budget de l’exercice fiscal en cours.
Le président William Ruto, au pouvoir depuis trois ans, doit gérer une économie fortement endettée, malgré une croissance du PIB de 5 % au deuxième trimestre. Ces négociations avec le FMI visent à sécuriser le remboursement de la dette extérieure tout en soutenant de vastes projets d’infrastructure pour stimuler la croissance économique du pays.