Adopté le 4 mars, le nouveau Conseil national de régulation des médias (CNRM) du Sénégal élargit ses pouvoirs pour encadrer les médias et les contenus en ligne. Mais cette extension, qui inclut amendes et retraits de contenus, suscite des inquiétudes sur la liberté de la presse.
Adopté le 4 mars par l’Assemblée nationale, le Conseil national de régulation des médias (CNRM) vise à encadrer tous les médias, y compris en ligne, avec la possibilité d’imposer des amendes et de demander le retrait de contenus.Pour le Syndicat des diffuseurs et éditeurs de presse, ces pouvoirs représentent une menace pour la liberté de la presse.
Mamoudou Ibra Kane alerte : « Le président du CNRM peut interdire un média sans mise en demeure ».Le ministère de la Communication assure que le retrait de contenu restera exceptionnel et conservatoire, et qu’il s’agit de mettre le Sénégal au niveau d’autres régulateurs africains, comme en Côte d’Ivoire.
Face à ces mesures, le syndicat prévoit de saisir le Conseil constitutionnel pour contester certaines dispositions.