Les Guinéens étaient appelés aux urnes ce dimanche 31 mai pour des élections législatives et communales censées parachever le retour à l’ordre constitutionnel après la transition ouverte en 2021. Le scrutin s’est déroulé dans le calme, sans incident majeur, mais a été marqué par une très faible participation.
Près de 7 millions d’électeurs étaient attendus pour désigner les 147 députés de la future Assemblée nationale ainsi que les conseillers communaux des 375 collectivités locales. Sur le terrain, plusieurs bureaux de vote sont restés quasi déserts une bonne partie de la journée.
Cette faible affluence s’explique en partie par l’appel au boycott lancé par les Forces vives de Guinée, une coalition d’opposition qui dénonce des élections « ni libres, ni transparentes ». Certains électeurs interrogés affirment ne pas se sentir concernés par un processus dont les résultats seraient, selon eux, joués d’avance.
D’autres facteurs sont également avancés, notamment la proximité de la Tabaski, période durant laquelle de nombreux électeurs se déplacent en famille, loin de leur lieu d’inscription.Malgré tout, quelques votants ont tenu à accomplir leur devoir civique, estimant important de participer à la mise en place des institutions, en particulier au niveau local.