Alors que les tensions s’intensifient au Moyen-Orient, le président américain Donald Trump a de nouveau brandi la menace d’une action militaire contre l’Iran, sur fond de combats et d’inquiétudes internationales croissantes.
Le président américain Donald Trump a déclaré ce 10 juin 2026 que les États-Unis allaient « attaquer très durement » l’Iran, l’accusant de se moquer de Washington et de faire traîner les négociations en cours.
« On va les attaquer, les attaquer très durement », a-t-il affirmé depuis le Bureau ovale, ajoutant que l’Iran « mène en bateau » les États-Unis dans le cadre des discussions diplomatiques.
Téhéran affirme de son côté avoir riposté à des attaques américaines, notamment contre des bases à Bahreïn et en Jordanie. Plusieurs pays de la région, dont le Koweït et la Jordanie, ont fait état d’incidents impliquant des missiles ou des cibles aériennes hostiles.
Les États-Unis ont également annoncé des opérations visant des installations iraniennes, notamment dans les régions de Jask, Sirik et sur l’île de Qeshm.
L’ONU alerte sur un risque de « guerre totale »
Face à cette escalade, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a mis en garde contre un risque de basculement vers une « guerre totale » dans le Golfe. Il a dénoncé une intensification des attaques et de la rhétorique ces derniers jours.
Dans le même temps, des initiatives diplomatiques se poursuivent. Des émissaires du Qatar, pays médiateur entre Washington et Téhéran, se sont rendus à Téhéran pour tenter de relancer les discussions.
Le conflit s’étend également à d’autres théâtres, notamment au Liban, où des frappes israéliennes ont fait plusieurs victimes. L’ONU a annoncé l’envoi d’une mission d’enquête sur les violations des droits humains dans la région.
Par ailleurs, une attaque contre un navire commercial au large d’Oman a fait plusieurs disparus, dont des marins indiens, illustrant l’élargissement du conflit aux routes maritimes stratégiques.
Au cœur des tensions, la question du programme nucléaire iranien reste un point de blocage majeur entre Téhéran et les puissances occidentales. L’Agence internationale de l’énergie atomique a récemment appelé l’Iran à fournir davantage d’informations sur ses stocks de matières nucléaires.
Dans ce climat explosif, les déclarations de Donald Trump font redouter une nouvelle spirale de violences dans une région déjà fragilisée par des années de conflits