L’ancien président de la République centrafricaine, François Bozizé, comparaît par contumace devant la Cour pénale spéciale de Bangui pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Exilé en Guinée-Bissau, l’ex-chef de l’État est poursuivi pour des exactions présumées commises par sa garde républicaine entre 2009 et 2013.Les charges retenues contre lui portent notamment sur des meurtres, des disparitions forcées, des actes de torture et des viols.
Selon l’accusation, les dernières années de son régime ont été marquées par une répression accrue visant les opposants réels ou supposés au pouvoir.L’ouverture de ce procès, longtemps attendue par les victimes et les organisations de défense des droits humains, est perçue comme une étape importante dans la lutte contre l’impunité en Centrafrique.
Les acteurs de la société civile espèrent une procédure équitable et des réparations pour les victimes des violences présumées.Âgé de 79 ans, François Bozizé avait pris le pouvoir à la suite d’un coup d’État en 2003 avant d’être renversé dix ans plus tard par la coalition rebelle Séléka.
À l’ouverture des audiences, mardi à Bangui, il était représenté par son avocat devant la juridiction spéciale chargée de juger les crimes les plus graves commis dans le pays.