À peine le sommet du G7 terminé qu’Emmanuel Macron retrouve Donald Trump, ce mercredi soir, au Château de Versailles pour une réception organisée à l’occasion des 250 ans de l’indépendance des États-Unis. Un événement hautement symbolique puisque c’est à Versailles qu’a été signé, en 1783, le traité mettant fin à la guerre d’indépendance américaine.
Mais cette réception annoncée comme fastueuse suscite déjà la controverse. À gauche, plusieurs responsables dénoncent les honneurs accordés à un président américain accusé de multiplier les attaques contre les Européens depuis son retour à la Maison Blanche.
La présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, a notamment fustigé l’invitation faite à un « président suprémaciste ».
D’autres élus appellent toutefois à relativiser. Socialistes, Républicains et Rassemblement national rappellent qu’il est d’usage diplomatique d’accueillir le chef de la première puissance mondiale, surtout dans un lieu chargé d’histoire.
Pour le camp présidentiel, ce type de rencontre permet avant tout de défendre les intérêts français dans un contexte international tendu.
Connu pour son goût du faste et des décors grandioses, Donald Trump s’est lui-même réjoui de cette invitation à Versailles. Reste à savoir si cette démonstration de diplomatie servira les intérêts de Paris ou alimentera davantage les critiques contre Emmanuel Macron à un an de la fin de son mandat.