Le Fonds monétaire international (FMI) met en garde contre un ralentissement de l’économie mondiale, affectée par la guerre en Iran qui entraîne une hausse des prix de l’énergie et une inflation plus forte que prévu.
Dans ses dernières projections, l’institution de Washington indique que la croissance mondiale devrait être limitée à 3,1 % en 2026, contre 3,3 % auparavant. En parallèle, l’inflation est désormais attendue à 4,4 %, sous l’effet notamment de la flambée des coûts énergétiques.
Selon le chef économiste du FMI, Pierre-Olivier Gourinchas, les estimations reposent sur l’hypothèse d’un conflit « relativement court » et d’une perturbation temporaire des marchés de l’énergie. Mais l’institution avertit qu’un prolongement de la guerre pourrait accentuer fortement la dégradation des perspectives économiques.
Le FMI souligne également que l’impact du conflit est inégal selon les régions : les économies du Moyen-Orient sont les plus touchées, tandis que certaines grandes puissances comme les États-Unis résistent mieux. L’institution appelle enfin à la vigilance face aux risques d’un choc énergétique prolongé, susceptible de peser durablement sur la croissance mondiale.